Cet ouvrage révèle que les valeurs de la modernité occidentale sont des repères décadents et mortifères. L'auteur de ce livre constate sous le prisme de la pensée nietzschéenne que celles-ci constituent des hypothèques à la pleine réalisation et à l'épanouissement de l'Européen moderne en tant que volonté de puissance factuelle et autonome. Il s'agit des idoles qui ont longtemps dominé dans l'humanité, et soustraites à toute déconstruction/attaque. L'auteur examine l'originalité avec laquelle Nietzsche s'emploie à les transsubstantialiser-dévaluer-briser en vue de l'établissement d'une nouvelle échelle de valeurs porteuse et promotrice de la vitalité maximale, du triomphe de la quiddité véritable de l'être humain et de sa liberté. À l'observation, l'axiologie nietzschéenne est celle d'exception/exclusion. Elle est sélective, élitiste; et confère à l'homme digne de lui-même la toute-puissance d'organiser/orienter sa vie, son destin selon ses propres lois, et ce, en fonction des normes naturelles indépendamment de toute hétéronomie extérieure à sa volonté et à sa puissance. Les valeurs nietzschéennes portent en elles un nouvel humanisme, une anthropologie de type exceptionnel/distinctif et une nouvelle table de valeurs. En ce sens, l'homme issu de ces valeurs est sans attache avec la grégarité/vulgarité/socialité. Au final, les valeurs nietzschéennes sont fondatrices de la postmodernité.